Foot et politique : quinze années d'instrumentalisation et de dérapages

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La parenthèse de la France «black-blanc-beur» de 1998 semble bel et bien refermée. Dès 1996 avec Jean-Marie Le Pen, et jusqu'en 2010 avec Roselyne Bachelot, la composition des Bleus a subi un détournement politique plus que limite.

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En l'espace de trente ans, le foot français est peu à peu passé du désintérêt de la classe politique à l'instrumentalisation de ses épopées et péripéties. Avec souvent, en toile de fond, un discours sur l'intégration, dont l'équipe de France et sa trajectoire seraient le reflet. Jusqu'à ce que les discours des élites dirigeantes sur les dysfonctionnements sportifs de onze joueurs et un ballon en viennent à déclencher un incroyable projet de ségrégation dans la formation des futurs talents du foot français. Un prolongement, conscient ou non, de certains discours affinés au gré des pérégrinations des Bleus.