Pénaliser les clients des prostitué(e)s? La gauche divisée

Par

La proposition de loi de l'écologiste Esther Benbassa abrogeant le délit de racolage créé par Nicolas Sarkozy en 2003 a été votée jeudi au Sénat. Mais le clivage est clair entre partisans de l'abolition et tenants d'une vision plus libérale.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Le Sénat a adopté jeudi à une large majorité la proposition de loi de la sénatrice écologiste Esther Benbassa visant à abroger le délit de racolage passif. Une adoption qui ne s'est pas faite sans heurts : le clivage est profond à gauche entre partisans de l'abolition de la prostitution, voire d'une pénalisation des clients, nombreux au PS, mais aussi au parti communiste et à droite, et ceux qui, comme les écologistes, plaident pour une ligne plus libérale (lire le compte-rendu des débats sur le site du Sénat).