Financement de Daech: le silence en bande organisée des actionnaires de Lafarge

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Il y a une curieuse absence depuis le début des révélations sur le financement de Daech par Lafarge : celle des actionnaires, et notamment le groupe Bruxelles Lambert, contrôlé par Albert Frère et le Canadien Paul Desmarais, et l’homme d’affaires égyptien Nassef Sawiris. Ni les uns, ni les autres ne sont connus pour être des actionnaires passifs. Aujourd’hui, tout est organisé pour qu’ils soient oubliés.

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C’est une de ces absences qui ne peuvent manquer de se voir. Et elle n’a pas échappé aux enquêteurs judiciaires. Depuis le début des révélations sur le financement de Daech par Lafarge, tout se passe comme si le groupe cimentier n’avait pas d’actionnaires, ou si discrets, si distraits qu’ils ne pouvaient pas être au courant des agissements du groupe cimentier en Syrie, et en Irak d’ailleurs. Comme s’ils n’avaient rien à voir dans les décisions prises, comme s’ils avaient été totalement étrangers à la gestion du cimentier.