L'affaire de la NSA révèle les failles techniques de la sécurité nationale

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De hauts fonctionnaires liés au monde du renseignement soulignent leurs craintes devant l’importance de l’opération d’écoute américaine. De lourdes interrogations se font jour sur les matériels, et la crainte que l’encodage français des communications n’ait été mis au jour par les Américains.

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« Il y a deux possibilités : soit les présidents et les ministres n’ont pas respecté les règles de sécurité, soit le système de sûreté, lui-même, n’a pas été suffisamment pointu par rapport à l’agresseur. C’est l’un ou l’autre. » Ce commentaire d’un ancien haut responsable français du renseignement pose une question devenue centrale après la divulgation des interceptions effectuées par la National Security Agency (NSA), celle de la sécurité des communications au plus haut niveau de l’État : elles « auraient dû être protégées », assure l’ancien fonctionnaire un temps en poste au secrétariat général de la Défense nationale. Un ancien responsable de la DGSE évoque sa crainte que le cryptage des portables sécurisés n'ait été « craqué » par les Américains.