Un rapport dénonce les violences gynécologiques

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Le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes pointe des actes sexistes « courants » dans le suivi gynécologique et obstétrical des femmes. Il recommande de mieux former les professionnels de santé pour lutter contre ce sexisme.

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Pour la première fois, un rapport officiel s’attaque au sujet des violences gynécologiques et obstétricales. Il doit être remis ce 29 juin 2018 à Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’égalité entre femmes et hommes. Le document pointe des actes sexistes « courants » dans le suivi gynécologique et obstétrical des femmes. Chargé par la secrétaire d’État de « mesurer et d’objectiver » le phénomène, le Haut Conseil à l’égalité entre femmes et hommes (HCE) distingue dans son rapport six types d’actes sexistes, allant de la non-prise en compte du besoin d’intimité de la patiente jusqu’au viol: « Non prise en compte de la gêne de la patiente, liée au caractère intime de la consultation ;
Propos porteurs de jugements sur la sexualité, la tenue, le poids, la volonté ou non d’avoir un enfant, qui renvoient à des injonctions sexistes ; Injures sexistes ; Actes (intervention médicale, prescription, etc.) exercés sans recueillir le consentement ou sans respecter le
choix ou la parole de la patiente ; Actes ou refus d’acte non justifiés médicalement ; Violences sexuelles : harcèlement sexuel, agression sexuelle et viol. »