Les Bouches-du-Rhône accueillent un peu moins mal les mineurs isolés

Par Michel Henry

Depuis quelques semaines, les jeunes migrants sont moins nombreux à dormir dans les rues de Marseille. Il aura fallu des dizaines de condamnations en justice et une occupation de l’église Saint-Ferréol, sur le Vieux-Port, pour contraindre le conseil départemental à les prendre en charge.

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Marseille (Bouches-du-Rhône), correspondance.-  Omar est arrivé il y a deux mois à Marseille, caché dans un train depuis Vintimille, et dans les locaux du collectif Al Manba. Il résume sa vie avec tact : « J’ai un problème d’hébergement. » Ce Malien qui dit avoir 16 ans dort « chez quelqu’un » pendant quelques jours, grâce à un réseau d’hébergeurs solidaires. Quand il n’a plus rien, il va le soir au commissariat sur la Canebière. « On part à la police, il faut attendre jusque 21 heures ou 22 heures, ils nous donnent une ou deux nuits d’hôtel. Mais on ne peut pas y durer. Alors, ça fatigue un peu. Demain, on va y aller encore. » Omar a quitté sa ville de Mopti parce qu’il a « un problème » avec les djihadistes. « La France me plaît depuis tout-petit », dit-il. Il veut étudier et travailler, attendant avec confiance qu’on décide s’il est mineur ou pas : « J’ai vu des gens plus grands que moi déclarés mineurs. »