À Saclay, la guerre de deux mondes

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En grande couronne parisienne, l’extension d’un quartier de laboratoires et d’entreprises menace des terres agricoles. Les bénéfices économiques du métro du Grand Paris qui doit y passer reposent sur le bétonnage de champs. À contre-courant des préconisations internationales qui supplient de protéger les milieux vivants.

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«Après avoir vu un champ de grues, on voit maintenant un champs de béton. » Toute la tristesse du monde habite cette remarque. Françoise Balthazard est arrivée, encore enfant, à la fin des années 1960 à Gif-sur-Yvette (Essonne), dans la vallée qui s’étend en contrebas du plateau de Saclay. « Il n’y avait que des fermes. On allait chercher du lait à côté de la maison du duc et de la duchesse de Windsor. » Quarante-cinq ans plus tard, elle exerce le mandat d’adjointe au maire à Saint-Aubin. Le village de 700 habitant·e·s doit donner son nom à une gare du Grand Paris, sur la future ligne 18.