A La Rochelle, Lionel Jospin s'ébroue entre social-démocratie et jospino-rocardisme

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Loin des embrassades Royal-Hollande ou des constitutions d'alliances en vue du prochain congrès socialiste, l'ancien premier ministre s'est exprimé sur «les stratégies de la social-démocratie», avant de se rendre à la réunion de la contribution de Bertrand Delanoë. Un meeting où il a rejoint Michel Rocard, tandis qu'Alain Bergougnioux a évoqué malgré lui le congrès de Metz de 1979.

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À La Rochelle, où se sont ouvertes vendredi les XVe universités d'été du parti socialiste, on se croirait dans un inventaire à la Prévert. Un artificiel déjeuner entre François Hollande et Ségolène Royal. Une alliance que l'on prédisait en voie difficile et qui finalement semble se réaliser, au point de devenir favorite du prochain congrès de Reims, entre Martine Aubry, Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg, Jean-Noël Guérini et Gérard Collomb («la première qui peut arriver à 30%», explique-t-on chez les spécialistes), en attendant Laurent Fabius, et même si Pierre Moscovici semble schizophrénique quant à son ambition de premier secrétaire (ouf). Une autre motion qui unit la gauche du parti (moins Jean-Luc Mélenchon décidé à partir de son côté), entre Benoît Hamon et Marie-Noëlle Lienemann. Un concours de vocalises en guise de cérémonie d'ouverture («Ségolène, Ségolène!» criait les uns, «socialistes, socialistes!» rétorquèrent les autres). Un couple de jeunes militants strausskahniens qui s'engueulent entre Bertrand Delanoë et Pierre Moscovici. Manuel Valls qui marche seul, voire solitaire, chez lui vers 1 heure du matin… Et puis il y a Lionel Jospin.