La lutte antiterroriste, principale accusée du procès Merah

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En 2012, les attentats de Toulouse et Montauban annonçaient la vague d’attaques dont l’Europe est depuis la cible. À défaut de pouvoir juger Mohamed Merah, abattu par le RAID, le procès qui démarre ce lundi menace de devenir celui de la lutte antiterroriste. Il ne faudrait pas que cela exonère les politiques de leurs responsabilités.

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Le 19 mars 2012, la France bascule dans l’horreur. En moins de 21 secondes. Le temps pour un tueur circulant sur un scooter de grosse cylindrée, un T-Max, d’ouvrir le feu sur des enfants et des parents devant l’école confessionnelle Ozar Hatorah à Toulouse et de poursuivre des petits dans la cour de l’établissement. L’assassin casqué tue Jonathan Sandler, rabbin et professeur âgé de 30 ans, ses deux fils, Gabriel, 3 ans, et Arié, 5 ans, puis Myriam Monsonégo, 8 ans, la fille du directeur de l’école. Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, des enfants sont tués en France parce que juifs.