Banques: de l’ISF à l’impôt sur l’infortune

Par

Le gouvernement vient d’offrir un million et demi d’euros annuels à chacun des 100 Français les plus riches. Pendant ce temps, le magazine 60 millions de consommateurs, associé à l’Unaf (Union nationale des associations familiales), révèle que les banques ont prélevé en moyenne six milliards d’euros sur le dos des plus pauvres…

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Le Père Noël n’existe pas, Emmanuel Macron l’a proclamé depuis la Guyane, mais le père Fouettard est en grande forme. Le président de la République dément que la fin de l’ISF, associée à la création d’une « flat tax » sur les revenus du capital, soit un cadeau pour les plus riches. Il s’agirait plutôt d’une mesure de justice visant à réintégrer certains exilés français dans le roman national. Un programme qui contraste avec les chiffres effrayants que le magazine 60 millions de consommateurs publie dans son dernier numéro. La métaphore des premiers de cordée revenant de leur Coblence y prend un sacré coup. Non seulement les banques ne protègent pas les derniers de cordée, mais elles les jettent dans le vide en leur taxant les chaussures et les gants.