Macron laisse la Guyane amère

Par

La visite présidentielle en Guyane, six mois après une mobilisation sociale d’ampleur, est un « rendez-vous manqué »  pour certains membres du Kolectif Pou Lagwiyann dékolé, meneur de la contestation de mars-avril. Dans l’ouest du territoire, qui fit l’objet du premier jour de déplacement présidentiel, jeudi, les déceptions sont grandes.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Cayenne (Guyane), de notre correspondante.-  Le déplacement présidentiel de 48 heures en Guyane a fait couler les larmes. Résultat des échanges de « tirs lacrymogènes » très nourris et de projectiles de type « canettes » ou « morceaux de trottoir », selon un témoin, au cours d’échauffourées entre les forces de police et des familles et sympathisants du « Kolectif Pou Lagwiyann dékolé » qui tentaient, jeudi 26 octobre,  un siège du perron de la préfecture de Cayenne, à l’issue d’une marche pacifiste qui avait rassemblé plusieurs centaines de personnes quelques heures après l’arrivée d’Emmanuel Macron. Les marcheurs de Cayenne avaient réclamé le respect de l’accord de Guyane signé en mars-avril dernier.