Comment rompre avec le jeu «pervers» de la présidentielle

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La présidentielle 2022 a commencé à tisser son piège : favoriser les installés, les connus, les hommes. À rebours des aspirations portées par le mouvement social ces trois dernières années, antiraciste, féministe, avide de collectif.

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À gauche, le bal est ouvert pour l’élection présidentielle de 2022. Et comme de coutume, les invités sont souvent des hommes, blancs, « d’expérience » dira-t-on pudiquement, qui ont en quelque sorte l’habitude de porter le costume. Le premier à s’être officiellement déclaré est Jean-Luc Mélenchon. L’Insoumis l’a fait à l’ancienne, seul, un dimanche 22 novembre, sur le plateau de TF1 (lire à ce sujet l’article de Pauline Graulle). Si l’eurodéputé Yannick Jadot, chez EELV, déjà candidat en 2017, ne cache guère ses ambitions, Éric Piolle ou Arnaud Montebourg laissent gentiment planer le doute, quand le socialiste Jean-Christophe Cambadélis assure ne pas se sentir « hors jeu ».