De Marinette Pichon à Megan Rapinoe, le temps de la conquête

Par Mickaël Correia

Depuis les années 1990 et l’essor du professionnalisme dans le football féminin, les meilleures joueuses ont fait du rectangle vert le cadre de revendications politiques intersectionnelles, loin de l’ambition de « féminité » souhaitée par les institutions sportives masculines.

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Novembre 1991. La Fédération internationale de football organise en Chine la première Coupe du monde féminine. Face à la Norvège, la sélection étasunienne s'impose aisément comme la meilleure équipe internationale. Les raisons de ce succès ? Alors que le football américain, le hockey sur glace ou le base-ball incarnent les sports nationaux et des fiefs de la virilité, le « soccer » est délaissé aux communautés immigrées – latino-américaines et italiennes – mais aussi aux femmes, qui le pratiquent comme activité sportive scolaire.