L'Argentine en défaut de paiement, et dans une situation ubuesque

Par

Parce qu'il n'a pas payé une tranche d'un peu plus de 500 millions d'euros à ses créanciers, le pays est en faillite. Or cette somme a été versée. La justice américaine la bloque, estimant que le pays doit d'abord régler un conflit avec des fonds « vautours ». Qui détiennent à peine 1 % de sa dette.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

C'est encore un constat d’échec. Vendredi s'est tenue à New York une ultime réunion entre les représentants de l’Argentine, des fonds d’investissement qui détiennent une partie de sa dette et de la justice américaine. L’objectif affiché était de trouver une issue à la situation ubuesque dans laquelle se trouve l’Argentine depuis le 31 juillet, après avoir échoué à trouver un accord avec les fonds NME et Aurelius et avec la justice américaine. Mais la situation n'a pas changé, le juge new-yorkais Thomas Griesa exhortant simplement les deux parties à trouver une solution au plus vite. Car le pays est désormais en situation de défaut – partiel – de paiement sur les échéances de sa dette. Et pourtant, sa banque centrale a bien versé le 26 juin les 539 millions de dollars (401,5 millions d’euros) qu’elle devait payer avant le 30 juin !