Venezuela: une élection pour dissimuler la corruption?

La procureure générale du Venezuela, Luisa Ortega Díaz, accuse le régime de Nicolas Maduro de vouloir se protéger, à travers l'élection de l'Assemblée constituante, des accusations de corruption qui pèsent sur lui dans l’affaire « Lava Jato ». Le président Maduro est mis en cause pour avoir reçu 35 millions de dollars d’Odebrecht et d’autres entreprises lors de la campagne de réélection du président Chavez, en 2012.

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Et si l’élection de l’Assemblée constituante n’était qu’un leurre ? C’est l’hypothèse, sombre, avancée, hier, par la procureure générale du Venezuela, Luisa Ortega Díaz, qui a accusé le pouvoir d’entraver l’action du parquet et de vouloir « en finir avec le ministère public ». « Nous avons 36 124 enquêtes ouvertes pour corruption, mais quelle est celle qui préoccupe le plus les cercles proches du pouvoir ? Neuf lettres seulement… Odebrecht ! a poursuivi la magistrate. En 2008, la FAO a indiqué qu’il fallait 30 milliards de dollars pour éradiquer la faim dans le monde… C’est le montant que l’État vénézuélien a payé à Odebrecht dans onze travaux d’infrastructures, qui ne sont pas terminés, parmi lesquels se trouvent le troisième pont sur le fleuve Orénoque et le métro Caracas-Guatire. Et où en sont ces travaux ? Paralysés ! Et qui est responsable de ça ? Qui doit répondre de cela devant le pays ? »

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