La marche à la mort de Jamal Khashoggi 

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Proche de la famille royale, des services secrets et de Ben Laden, le journaliste connaissait les arcanes du pouvoir saoudien. Entré en dissidence contre Mohammed ben Salmane, il réunissait derrière lui les libéraux et les islamistes, qu’il voulait faire entrer en démocratie. Un an après son assassinat, l’affaire est semi-enterrée. Le prince héritier a admis sa responsabilité. Pour montrer qu’il tenait le pays.

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L’Algérien Abdullah Anas a combattu dix ans aux côtés du célèbre commandant Ahmad Shah Massoud dans les montagnes d’Afghanistan. Dans son récit To the Mountains – My Life in Jihad (Hurst Publishers), qui vient de paraître, il évoque brièvement Jamal Khashoggi. On y lit que c’est bien dans les maquis afghans que le journaliste assassiné a rencontré Oussama ben Laden. Dans un passage du livre, l’auteur mentionne le fait que Khashoggi, Ben Laden, lui-même et d’autres volontaires arabes ayant rejoint la guérilla s’emploient à convaincre les factions afghanes, peu avant la chute du « tyran rouge » Mohammad Najibullah, en avril 1992, de s’unir pour éviter la guerre civile – l’échec sera retentissant.