Aux origines du crash des démocraties

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L’élection au Brésil de Bolsonaro succède à celles de Trump, de Duterte, de Salvini, d’Orbán, de Poutine ou d’Erdogan. Ces accessions au pouvoir sont le signe inquiétant de l’affaiblissement des démocraties en raison de leurs dérives internes et de leurs politiques favorisant les inégalités.

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Quelques semaines après l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, le vénérable quotidien de la capitale américaine, le Washington Post, propriété depuis 2013 du multimilliardaire Jeff Bezos, a décidé de se doter d’un slogan : Democracy dies in darkness, la démocratie meurt dans l’obscurité. Cette devise qui claque a été imaginée comme l’antidote au trumpisme, ce nid de mensonges, d’idéologies troubles, d’incompétence déguisée et d’enrichissement personnel. Mais cette formule de presse, aussi louable soit-elle, s’avère malheureusement incomplète, car, ces temps-ci, la démocratie succombe aussi en pleine lumière.