Assassinat du juge Borrel : les nouvelles révélations du témoin clé

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Dans un entretien à Mediapart, Mohamed Alhoumekani, l’homme qui avait révélé en 2000 la possible implication de l’actuel président de Djibouti dans le meurtre du magistrat français, révèle les pressions dont il a fait l’objet au Yémen, où il a été détenu durant 47 jours. Les autorités yéménites et djiboutiennes lui ont demandé de se rétracter en échange de sa libération. Une somme de cinq millions de dollars lui aurait été proposée, ainsi qu’à Élisabeth Borrel, la veuve du magistrat.

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Le témoin clé dans l’affaire de l’assassinat en octobre 1995 du juge Bernard Borrel, Mohamed Alhoumekani, a été victime cet été d’une prise d’otage peu ordinaire. Interpellé, détenu, puis retenu au Yémen, sans raison légale, l’ancien militaire a vu des ministres, des intermédiaires, et le président djiboutien Ismail Omar Guelleh lui-même – par téléphone – se relayer pour qu’il modifie, sous la contrainte, le témoignage qu’il a livré aux juges français en février 2000.