L’assassinat de Khashoggi: une bombe à retardement sous le trône de «MBS»

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En ordonnant la liquidation à Istanbul d’un journaliste gênant, le prince héritier saoudien a confirmé qu’il était bien le despote brutal et incontrôlable décrit par ses ennemis et certains de ses pairs. Il a aussi déclenché un scandale international désastreux pour l’image du royaume. Et entraîné son protecteur américain dans un échec diplomatique majeur.

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Deux mois après l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi dans les locaux du consulat de son pays à Istanbul, quelles sont les conséquences de cette sordide affaire d’État pour le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane (MBS), homme fort du royaume, considéré par la CIA comme le commanditaire du crime ? Pour l’instant, elles sont en apparence modestes. Son père, le vieux roi Salmane, lui a manifesté son soutien, le 19 novembre, dans son discours annuel devant l’assemblée consultative du Majlis al-Choura, tout en faisant l’éloge de l’appareil judiciaire saoudien, guidé par « la loi de dieu ».