Pourquoi la victoire du PSOE n’annonce pas un printemps social-démocrate

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En Espagne, le PSOE victorieux a bénéficié d’un affaiblissement simultané de ses principaux concurrents et adversaires. Une telle configuration lui avait déjà permis, dans les années 1980, de s’imposer comme le premier parti du pays pendant quatorze ans. Mais ce succès ne change rien aux divisions et difficultés de la social-démocratie européenne. 

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Le succès du Parti socialiste espagnol (PSOE), arrivé en tête des élections législatives du 28 avril dernier, a suscité l’enthousiasme des partisans de la social-démocratie. Ceux-ci y ont vu la possibilité d’une renaissance au-delà des Pyrénées — au risque de s’emballer quelque peu, comme cet élu se prenant à rêver d’une majorité sociale-démocrate au Parlement européen (inatteignable en réalité). Pedro Sánchez, le premier ministre sortant et dirigeant du PSOE, devient la figure enviée d’une famille qui a plutôt accumulé les défaites retentissantes ces dernières années. Serait-il possible que les « recettes » de la victoire espagnole soient reproduites ailleurs ?