A Niamey, les chefs d’Etat africains inaugurent l’ère du libre-échange

Par

Le douzième sommet de l’Union africaine, qui s’ouvre jeudi 4 juillet à Niamey, va officiellement lancer une immense zone de libre-échange englobant les 54 États du continent, avec la création d’un marché unique pour les marchandises et les services. Des voix, minoritaires, dénoncent une « folie suicidaire ».

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Le gouvernement nigérien a mis les petits plats dans les grands pour accueillir le douzième sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA) qui s’ouvre ce jeudi 4 juillet à Niamey. Nouvel aéroport, nouvelles routes, nouveaux hôtels de luxe : pas moins de 450 milliards de francs CFA (687 millions d’euros), soit l’équivalent de près d’un quart du budget de l’État en 2019, ont été mobilisés pour accueillir en grande pompe les chefs d’État africains. Les autorités assurent que 80 % des investissements ont été réalisés par le secteur privé, par le biais notamment de partenariats public-privé. Les 20 % restants, à la charge de l’État, représentent tout de même une belle somme dans un pays considéré comme l’un des plus pauvres du monde.