En Afrique, la nouvelle ambition turque

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Depuis le coup d’État de juillet 2016 contre le président Erdogan, plus de 30 écoles accusées d’appartenir au réseau Gülen, réparties dans toute l’Afrique, ont été reprises en main ou fermées à la demande d'Ankara. Un symbole de la volonté turque d’affirmer par tous les moyens sa présence sur le continent.

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Dakar (Sénégal), de notre correspondant.-  Les secousses provoquées par la tentative de coup d’État de juillet 2016 en Turquie se sont fait ressentir jusqu’en Afrique, où de nombreux gouvernements ont accepté de sous-traiter la vendetta planétaire menée par Ankara contre Fethullah Gülen et son réseau Hizmet (« le Service »). Les documents et témoignages rassemblés par Mediapart laissent penser que des pressions exercées par la Turquie ont conduit en cascade à l’instrumentalisation de la justice et des forces de sécurité. Les enjeux d’éducation et de souveraineté n’ont pas fait le poids face à cette puissance commerciale en pleine expansion sur le continent, preuve de l’influence de plus en plus grande de l’« Africanatolie ».