« On a besoin d’un euro-scepticisme de gauche, progressiste et démocratique »

Le gouvernement Tsipras a envoyé mercredi 1er avril, pour la quatrième fois depuis sa prise de fonctions, une liste de réformes détaillées à Bruxelles. Les négociations n'en finissent pas et les critiques se multiplient à la gauche de Syriza. Faut-il en finir avec les institutions européennes ? Entretien avec Panagiotis Sotiris, philosophe et membre du petit parti extraparlementaire Antarsya.

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L'accord du 20 février donnait quatre mois à Athènes et à ses partenaires pour mettre en place un nouvel accord, durable, notamment sur la question de la dette publique grecque. Depuis, les allers-retours entre le gouvernement Tsipras et Bruxelles n'aboutissent pas et la pression européenne ne faiblit pas. Entretien avec Panagiotis Sotiris, philosophe et membre du petit parti extraparlementaire Antarsya (acronyme en grec pour « Front de la gauche grecque anticapitaliste », et qui signifie parallèlement « rébellion »).