La «libération» de Raqqa en Syrie a causé des centaines de victimes civiles

Par

Selon un rapport d’Amnesty International, les bombardements de la coalition emmenée par les États-Unis visant à défaire l’État islamique étaient insuffisamment ciblés. Ils ont provoqué d’énormes destructions humaines et matérielles.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

La chute de la ville syrienne de Raqqa, en octobre 2017, fut un événement célébré par tous ceux qui se réjouissaient de la défaite de l’État islamique. Après plusieurs mois de bataille, l’une des deux capitales du « califat » envisagé par Daech était libérée par les Forces démocratiques syriennes (FDS), essentiellement composées de Kurdes, appuyées par des unités spéciales et l’aviation de la « coalition » dirigée par les États-Unis. Jusqu’ici, tout le monde savait que les combats avaient été violents, notamment du fait que Raqqa était restée assiégée pendant plusieurs mois, et qu’ils s’étaient achevés par un étrange accord passé avec les guerriers de l’État islamique leur permettant de s’enfuir plutôt que d’être tués ou capturés.