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La vie de Vincent Lambert entre les mains du Conseil d'Etat

Le Conseil d'État doit examiner ce dossier très sensible, qui déchire la famille de cet homme tétraplégique, en état végétatif chronique, et sans espoir de récupération depuis un accident de la route en septembre 2008.

La rédaction de Mediapart

Le Conseil d'État doit se prononcer ce jeudi sur la demande de fin de vie de Vincent Lambert, cet homme tétraplégique, en état végétatif chronique, et sans espoir de récupération depuis un accident de la route en septembre 2008.

La plus haute juridiction administrative française dispose de 48 heures pour se prononcer, délai qui peut être dépassé quand le cas ne relève pas de l'urgence. Le juge peut également renvoyer l'affaire pour un examen collégial à l'issue de l'audience, ou dans les jours suivants, eu égard aux multiples difficultés posées par le cas.

Le 16 janvier, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne avait décidé, contre l'avis des médecins du CHU de Reims, le maintien en vie de Vincent Lambert, à la demande des parents, des catholiques traditionalistes opposés à l'euthanasie passive de leur fils. « La poursuite du traitement n'est ni inutile, ni disproportionnée et n'a pas pour objectif le seul maintien artificiel de la vie », avait estimé le tribunal. 

Une décision vivement contestée par l'équipe médicale, l'épouse et un neveu de Vincent Lambert, qui ont porté l'affaire devant le Conseil d'Etat. « Le laisser partir est un acte d'amour », a affirmé son épouse, qui avait annoncé le 28 janvier son intention de faire ce recours pour demander l'arrêt du « maintien en vie artificielle » de son mari. Sous pression du ministère de la santé, le CHU de Reims avait finalement déposé lui aussi un recours.

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