En Allemagne, «Legida» attire extrémistes et racistes de tous bords

Par Prune Antoine

Alors que le mouvement d'extrême droite Pegida a appelé à des manifestations anti-islam le 6 février, son pendant Legida s'est développé dans l'ex-Allemagne de l'Est. Portrait de Silvio Rösler, à la tête de ce groupuscule jusqu'en novembre dernier.

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Leipzig, de notre envoyée spéciale.-  Le quartier général de Legida à Leipzig est un nouveau restaurant thaïlandais dans le centre-ville. Vide. Dans une arrière-cour ombragée de palmiers en plastique, quatre types, plutôt costauds, sont assis autour d'une table en bois semée de cendriers et de bières. L'un d'eux est chauve, son crâne lisse réfléchit la lumière du soleil. Tee-shirt noir, prénom de comte italien et cinquantaine rugissante, Silvio Rösler, le chef de Legida, a la délicatesse des poètes. « Pourquoi on a accepté l'interview ? On a maté les photos de ton profil Facebook, tu nous as bien plu », lance-t-il. Rires gras. Il continue sur le ton de la confidence : « On ne répond pas aux médias allemands. Mais la presse internationale, c'est différent. »