Pourquoi l’Arabie saoudite et ses alliés ont rompu avec le Qatar

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Riyad, qui accuse Doha de soutenir le terrorisme, c’est-à-dire les Frères musulmans et surtout de garder des relations avec l’Iran, a convaincu l’Égypte, les Émirats arabes unis et Bahrein de se joindre à sa stratégie d’isolement du Qatar.

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Nouvelle discorde parmi les régimes sunnites du Moyen-Orient : pour la deuxième fois en trois ans, plusieurs pays de la région ont décidé de rompre leurs relations diplomatiques avec le Qatar et de l’isoler en fermant leurs frontières aériennes, terrestres et/ou maritimes, accusant l’émirat de « soutien au terrorisme ». En 2014, déjà, trois pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) – l’Arabie saoudite, le royaume de Bahrein et les Émirats arabes unis – avaient rappelé leurs ambassadeurs à Doha pour protester contre le soutien de l’émirat aux Frères musulmans, après le renversement du régime de Mohamed Morsi, issu de la confrérie et pour dénoncer les liens entre Doha et Téhéran. On n’était pas allé alors jusqu’à la fermeture des frontières et la crise diplomatique avait pris fin au bout de huit mois par un engagement du régime du Qatar à « se conformer à la plate-forme arabe ».