Après un an de blocus saoudien, le Qatar se porte comme un charme

Par

Outre la guerre au Yémen, la grande décision de politique étrangère du prince héritier saoudien ben Salmane concernait l’isolement du Qatar. Il est désormais acquis qu’il s’agit d’une erreur stratégique grossière, alors que l'émir du Qatar était reçu vendredi 6 juillet à l'Élysée.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

De notre envoyé spécial à Doha (Qatar).- Le 14 juin 2018, l’Arabie saoudite, le Koweït, les Émirats arabes unis et plusieurs autres pays du Moyen-Orient se sont retrouvés face à un dilemme bien embêtant. La Coupe du monde de football démarrait, mais personne ne pouvait regarder les matchs à la télévision. Du moins officiellement. Car le diffuseur qui détient les droits pour la région n’est autre que la chaîne BeInSports, propriété du Qatar, une nation mise au ban et soumise à un « blocus » par le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (MBS) et les membres du Conseil de coopération du Golfe. Que faire ?