Birmanie: Aung San Suu Kyi dénonce un «iceberg de désinformation»

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Plus aveugle que jamais face aux persécutions et aux violences infligées à la minorité musulmane des Rohingyas, et sourde aux protestations internationales, l’ancienne icône de la démocratie se déclare décidée à protéger les droits de « tous les habitants ». Sans dire quand, ni comment.

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À son indifférence coupable face aux violences impunies infligées à la minorité musulmane des Rohingyas, Aung San Suu Kyi, première ministre de fait du régime birman, vient d’ajouter, en prenant tardivement la parole, la mauvaise foi. Affectant de confondre les faux documents photographiques publiés sur Twitter – puis retirés – par le vice-premier ministre turc, et les informations vérifiées par les journalistes et confirmées par les Nations unies et plusieurs ONG sur la tragédie, bien réelle, que vivent aujourd’hui les Rohingyas, elle a dénoncé dans une déclaration publiée sur Facebook, après un entretien avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, « l’énorme iceberg de désinformation créé pour générer des problèmes entre les différentes communautés et promouvoir les intérêts des terroristes ».