Syrie: les viols d’enfants, l’autre crime de guerre du régime Assad

En six ans de guerre, peu de crimes ont été épargnés aux Syriens. Massacres, tortures, bombardements, armes chimiques… L’un d’entre eux reste encore passé sous silence : le viol des enfants. Dans les geôles du régime, aux check-points ou durant les raids, les filles et garçons des opposants, les très jeunes révolutionnaires, sont abusés dans le chaos et l’impunité la plus totale. Cette enquête est publiée dans le cadre de l’opération « Zero Impunity ».

Cécile Andrzejewski et Leïla Miñano, avec Daham Alasaad

7 février 2017 à 08h48

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Dans les rues de son village, près de Deraa, au sud de la Syrie, la fillette de 11 ans crie, sans même s'en rendre compte. « Ils m’ont enlevé mes vêtements ! » Comme folle, la petite Nora (lire la Boîte noire de cet article) hurle des bribes de mots, des phrases sans queue ni tête, répétant sans cesse : « Ils m’ont enlevé mes vêtements ! Ils m’ont enlevé mes vêtements ! » Au détour d'une rue, Fatima tombe sur elle. Avertie quelques heures plus tôt par la rumeur publique que sa fille détenue aurait peut-être été relâchée avec un groupe d'enfants, cette Syrienne de 35 ans s'est lancée éperdument à sa recherche1 (lire les notes sous l’onglet Prolonger de cet article).

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