France-Algérie: crise à Alger, silence à Paris

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Face à la candidature factice d’un président incapable de gouverner, absent et muet, ainsi qu’à la colère d’un peuple qui refuse cette mascarade, l’Élysée et le Quai d’Orsay avaient le choix entre garder le silence, c’est-à-dire apporter un soutien inavoué au régime, ou prendre position, ce qui les exposait à l’accusation d’ingérence. Leur choix a donc été de s’exprimer sans rien dire.

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« Nous avons pris note de la candidature du président Bouteflika. Nous souhaitons que l’élection présidentielle se déroule dans de bonnes conditions. C’est au peuple algérien qu’il appartient de choisir ses dirigeants et de décider de son avenir. » Pour connaître la réaction officielle de la France à la candidature du président algérien à un cinquième mandat, annoncée dimanche malgré trois semaines de manifestations hostiles dans toutes les villes du pays, il faut se contenter de ce pauvre copeau de langue de bois diplomatique, fourni par le Quai d’Orsay lors du point de presse du 4 mars.