Soudan: le dictateur sera-t-il sauvé ou «dégagé» par l’armée?

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Les manifestants qui réclament en vain depuis quatre mois le départ du président Omar el-Béchir, après trente ans de pouvoir absolu, appellent aujourd’hui l’armée à choisir entre le peuple et le dictateur.

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L’exemple du soulèvement populaire algérien contre Bouteflika et celui du rôle de l’armée dans la mise à l’écart du vieux président impotent feront-ils école ? Près de quatre mois après le déclenchement des premières manifestations populaires au Soudan contre le régime du colonel-président Omar el-Béchir, les dirigeants de l’Alliance pour la liberté et le changement, fer de lance du mouvement de contestation, qui butent jusqu’à présent sur une répression policière brutale et l’obstination du chef de l’État, au pouvoir depuis trente ans, demandent désormais à l’armée de « choisir entre son peuple et le dictateur ».