À Bassorah, en Irak, le cauchemar des « bébés monstres » et des cancers

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Les malformations congénitales et les cancers ont anormalement explosé en Irak, notamment à Bassorah, bastion du pétrole et de toutes les pollutions. L’héritage radiotoxique des deux invasions américaines est pointé du doigt. Quatrième volet de notre série irakienne.

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Bassorah (Irak).– C’est le cauchemar de toutes les mères. La guerre silencieuse qui démembre à petit feu, dont on évite de parler de peur que la malédiction s’abatte ou s’acharne sur les siens : mettre au monde « un bébé monstre », un bébé difforme, avec un œil en moins, un tibia trop court. Un bébé qui va survivre une heure, quelques jours ou rejoindre les millions de mutilés, sacrifiés par les décennies de conflits, de contaminations, de crimes.