Barroso à Goldman Sachs: Juncker sommé de s’expliquer

Par

La médiatrice de l’Union européenne, interrogée par Mediapart, monte au créneau pour exhorter le patron de la commission européenne à rendre des comptes, après l’embauche de José Manuel Barroso par la banque d'affaires Goldman Sachs. À Bruxelles, le front de la contestation se précise.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

De notre envoyé spécial à Bruxelles. - Après les protestations d’eurodéputés, d’activistes ou encore de fonctionnaires européens tout au long de l’été, c’est au tour de la médiatrice de l’UE d’exiger des comptes à la commission de Bruxelles sur ce qu’il convient désormais d’appeler « l’affaire Barroso ». Dans une lettre transmise le 6 septembre au patron de la commission européenne Jean-Claude Juncker, Emily O’Reilly regrette que l’exécutif européen n’en ait pas fait assez pour s’assurer du bien-fondé de cette embauche sulfureuse.

« Il n’est peut-être pas suffisant de dire que le “code de conduite” a été respecté. Ce n’est pas juste un exercice où l’on coche des cases, si vous voyez ce que je veux dire. On parle d’un ancien dirigeant de premier plan de l’Union », explique O’Reilly à Mediapart. « Il n’est pas possible de dire, d’un côté, que l’on est très inquiets du désamour dont souffre l’Europe auprès des citoyens, et de l’autre, assurer que tout est en ordre, que tout est nickel, côté procédure [avec l’embauche de Barroso par Goldman Sachs – ndlr ]», poursuit l’Irlandaise.