En Algérie, «nous sommes entrés dans une phase de dissidence et de désobéissance»

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« Le régime algérien essaie de faire passer une alternance clanique pour une rupture systémique », dénonce le spécialiste de droit public Mouloud Boumghar, dans un entretien croisé avec le politiste Luis Martinez, à quelques jours d’une présidentielle imposée, massivement rejetée. 

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Depuis plus de dix mois, le peuple algérien se réapproprie l’espace public et son destin. Il marche chaque semaine, malgré le durcissement de la répression, contre les arrestations, les condamnations arbitraires, les multiples atteintes aux libertés fondamentales, contre la « issaba » (le gang) et pour « bladna » (notre pays) en scandant « pouvoir assassin » et en réclamant une rupture en profondeur avec le régime Bouteflika pour connaître enfin une « Algérie libre et démocratique », « un État civil, non militaire ».