A Lesbos: «Le plus important, c'est de dire Welcome»

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Plus de 36 000 migrants sont actuellement coincés en Grèce. À Lesbos, la solidarité s'organise. Mais elle fait parfois place au désespoir des habitants, qui n'ont cessé de se mobiliser. Reportage, en son et en images.

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A Lesbos : « le plus important, c'est de dire Welcome » © Amélie Poinssot

Depuis début 2016, plus de 1 000 migrants arrivent en moyenne, chaque jour, à Lesbos. Distantes de cinq à dix kilomètres de la Turquie, les côtes de cette île grecque voient débarquer, à toute heure du jour et de la nuit, des embarcations remplies de migrants par des passeurs sans scrupule. À la différence de la Macédoine, qui ferme ses frontières et a même fait usage de gaz lacrymogènes sur des migrants qui tentaient de passer, les habitants de Lesbos s'organisent, depuis cet été, pour accueillir au mieux cette population en transit. Depuis septembre, plus de 80 ONG se sont en outre installées sur l'île.

Agnès Matrahji est française, elle vit à Lesbos depuis plus de vingt ans avec son mari, syrien. Doublement concernée par cet afflux de migrants, elle s'est investie, comme de nombreux locaux, dans les mouvements de solidarité pour accueillir les migrants sur les plages et leur distribuer vêtements et nourriture. C'est son témoignage qui accompagne nos images prises à Lesbos, puis sur le ferry qui relie l'île au continent et enfin au Pirée, le port d'Athènes.

 (Le diaporama sonore peut également être visionné ici)

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Les photos de ce diaporama sonore ont été prises à Lesbos entre lundi 22 et vendredi 26 février 2016, puis dans le ferry qui rallie l'île au continent la nuit du 26 février, et enfin au Pirée (port d'Athènes), samedi 27 février au matin.