Embargo sur l'agroalimentaire: derrière la riposte russe, une nouvelle carte se dessine

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Comme il l'avait annoncé, le Kremlin a pris des mesures de rétorsion en réponse à la politique de sanctions menée par les États-Unis et l'Union européenne à l'égard de la Russie. Depuis ce jeudi 7 août, tous les produits agroalimentaires en provenance des pays à l'origine des sanctions sont interdits sur le sol russe. La tension est à son comble entre Bruxelles et Washington d'un côté, Moscou de l'autre – qui se tourne, désormais, vers l'Amérique du Sud.

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La réponse russe ne s'est pas fait attendre : après la signature ce mercredi, par Vladimir Poutine, d'un décret « sur l'application de certaines mesures économiques spéciales pour assurer la sécurité de la Fédération russe », le premier ministre Dmitri Medvedev a proclamé ce jeudi une « interdiction totale » de la plupart des produits alimentaires en provenance de l'Union européenne, des États-Unis, de l'Australie, du Canada et de la Norvège – autrement dit, tous les pays ayant pris des mesures ces dernières semaines à l'encontre de la Russie. À Bruxelles, cette politique de sanctions graduées avait été mise au point au moment de l'annexion de la Crimée, en mars, et elle était passée de mesures touchant des individus à des sanctions économiques ciblant des secteurs plus larges après le crash de la Malaysia Airlines, le 17 juillet 2014.