Le Kenya vote, et retient son souffle

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Tous les regards des pays d’Afrique de l’Est sont tournés vers la locomotive de la région, le Kenya, où des élections sont organisées ce mardi. L'atmosphère est tendue et la compétition serrée entre le président sortant, Uhuru Kenyatta, et le leader de l’opposition, Raila Odinga. Personne n’a oublié les milliers de morts et déplacés qui ont suivi les élections de 2007.

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Ce mardi 8 août, le Kenya vote pour des élections générales : 19 millions d’électeurs doivent choisir leur président, leurs députés, leurs sénateurs, leurs gouverneurs et leurs représentants aux assemblées locales. Pour la présidentielle, il y a huit prétendants, dont deux principaux : le président sortant Uhuru Kenyatta, 55 ans, du parti Jubilee, et Raila Odinga, 72 ans, de la National Super Alliance (Nasa), une coalition de partis. Déjà candidat en 1997, 2007 et 2013, Odinga estime s’être fait voler la victoire en 2007 et a contesté les résultats de 2013. Pour l’emporter dès le premier tour, un candidat doit obtenir plus de la moitié des voix exprimées au niveau national et au moins 25 % de celles exprimées dans plus de la moitié des comtés.