En Algérie, «la répression est de plus en plus massive et violente»

Par Kahina Nour

Depuis deux mois, le journal algérien TSA, indépendant et en ligne, est inaccessible sur tout le territoire, bloqué et censuré par les autorités. Dans un entretien à Mediapart, Lounès Guémache, son cofondateur, dénonce une répression qui n’épargne personne, ni la presse ni les citoyens, à l’instar de ce manifestant qui risque dix ans de prison ferme pour avoir défilé avec le drapeau amazigh.

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Au départ, il y a une frustration. Celle de ne pas savoir ce qui se passe en temps réel dans son pays, à des milliers de kilomètres, de devoir se contenter du PDF des journaux papier qu’on lit avec retard car ils sont mis en ligne de manière décalée et de n’avoir rien, aucune information, le week-end. À l’arrivée, il y a un joli succès économique. En mai 2007, Lounès et Hamid Guémache créaient TSA, Tout sur l’Algérie, le premier journal francophone en ligne algérien, d’information généraliste en temps réel et totalement indépendant (financé par la publicité privée, aucune d’origine étatique).