Malgré le tonnerre, des lendemains calmes au Kurdistan

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Bagdad ainsi que les voisins turcs et iraniens tempêtent contre le référendum d'indépendance des Kurdes irakiens, mais sans mettre leurs menaces à exécution, laissant penser que les enjeux du pétrole et de la stabilité politique restent primordiaux.

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Un vieil adage diplomatique attribué à Theodore Roosevelt conseille de « parler doucement et de se munir d’un gros bâton » (« Speak soflty and carry a big stick »). Dans les soubresauts régionaux liés aux conséquences du référendum sur l’indépendance du Kurdistan irakien, qui s’est tenu le 25 septembre 2017, on a plutôt l’impression d’assister à la proposition inverse : les dirigeants des trois pays les plus inquiets du séparatisme kurde font assaut de déclarations fracassantes, mais hésitent à mettre leurs menaces à exécution.