A Berlin, Varoufakis veut lancer «une nouvelle intrigue» pour l'Europe

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L’ancien ministre grec rassemble mardi 9 février à Berlin son mouvement pour démocratiser l’UE. Il sera entouré d'une trentaine d'intervenants, sans Montebourg, ni Mélenchon. Varoufakis devra apporter la preuve aux sceptiques qu'il est capable, lui, l'universitaire ultra médiatisé, de se mettre au service d'un mouvement collectif.

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Il a bataillé cinq mois au cœur de la machine bruxelloise pour tenter d’infléchir les politiques de l’UE envers la Grèce, avant de se heurter à un mur. Le controversé Yanis Varoufakis est de retour sur le devant de la scène européenne pour tirer les leçons de sa défaite de juillet 2015. L’ex-ministre des finances grec lance mardi 9 février à Berlin, en compagnie d’une trentaine d’intervenants, un mouvement qui veut démocratiser l’Europe pour, assure-t-il, sauver un projet européen qui prend l’eau de toutes parts.

Malgré le fiasco grec, le manifeste du « DiEM25» (pour « Democracy in Europe Movement 2025 ») ne préconise pas d’en finir avec l’Union. Le texte (que Mediapart a décrypté ici) plaide pour l’élection, d’ici deux ans, d’une assemblée constituante qui rédigerait de nouveaux traités censés rendre l’UE plus démocratique et transparente à horizon 2025. « Quand je vois que celui qui a le plus de raisons au monde d’être un déçu du projet européen, décide de se donner dix ans pour le re-fonder, et que cela passe à ses yeux par la question démocratique, je ne peux qu’être enthousiaste sur le principe », réagit le conseiller régional écolo Julien Bayou, qui participera à l’un des panels de la journée, entre les murs de la Volksbühne.