Au Chili, la révolte continue de gronder

Par Camille Audibert

Près de cinq mois après le début de la contestation et à quelques semaines de la tenue d’un référendum sur l’écriture d’une nouvelle constitution, la révolte est sur tous les fronts.

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Les légers picotements enserrent soudainement la gorge. « Sans protection, c’est impossible », avertit un manifestant en enfilant un masque à gaz noir compact. À 200 mètres, la Plaza Italia de Santiago – rebaptisée par les manifestant·e·s « place de la dignité » – bourdonne sous le soleil sec de l’été austral ; des jets d’eau tirés par les canons de la police ponctuent cet horizon duquel arrivent par bourrasques les puissants gaz lacrymogènes lancés par les forces de l’ordre.