Dans les quartiers populaires d’Oran, la soif de justice sociale

Par Nejma Brahim

Confrontés à l’insalubrité des logements, au décrochage scolaire, au chômage ou à la drogue, les habitants des quartiers les plus défavorisés d’Oran, en Algérie, luttent chaque jour contre les inégalités sociales. Tous observent le soulèvement populaire de près ou de loin, partagés entre optimisme, résilience et réalisme.

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Oran (Algérie), envoyée spéciale.– « Ici, c’est la misère », lance d’emblée Nabil, adossé à un muret. À l’ouest d’Oran, le quartier d’El-Kmin abrite, depuis quelques années, des habitations de fortune où vivent majoritairement des familles nombreuses. Les baraquements disposent d’un toit improvisé en tôle ondulée, sur lequel de grosses pierres sont posées pour contrer les intempéries. Dans les airs, les câbles électriques se mêlent à une poignée de paraboles. « C’est simple, on n’a ni travail ni argent. On se lève le matin et on tient les murs », ajoute-t-il, aux côtés de ses huit comparses.