Parlement européen: des élus macronistes pour une autorité d’éthique au rabais

Par Cédric Vallet

Les règles en matière d’éthique sont souvent mal contrôlées au sein de l’Union européenne. Des eurodéputés planchent sur l’élaboration d’un organisme chargé des questions d’éthique. Des élus français du groupe centriste Renew œuvrent à en diminuer la portée. Les partisans d’une autorité forte, capable d’enquêter et de sanctionner en cas d’infraction, s’en inquiètent.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Bruxelles (Belgique).– C’était en octobre 2019. Sylvie Goulard, candidate choisie par Emmanuel Macron au poste de commissaire européenne, vient d’être recalée par le Parlement européen. Les eurodéputés pointaient à la fois un potentiel conflit d’intérêts de la française et l’embauche supposée d’attachés parlementaires européens fictifs pour le compte du MoDem. Le président de la République, se plaignant de la supposée « politisation » de ces auditions, avait apporté son soutien à la création d’une « haute autorité de la vie publique » au niveau européen. Une vieille demande d’ONG qu’avaient appuyée les candidats à la présidence de la Commission européenne en 2019.