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Mediapart sam. 1 oct. 2016 1/10/2016 Dernière édition

En Syrie, la victoire du récit russo-iranien

10 mars 2016 | Par Pierre Puchot

Moscou impose désormais sa vision du conflit : un choix entre le régime d’Assad d’un côté, et les djihadistes de l’autre. Sur le terrain, les manifestations contre le président syrien ont pourtant repris de plus belle. Et les djihadistes de l’État islamique reculent.

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Le ciel s’est tu, et les manifestations contre le régime de Bachar al-Assad ont repris. En Syrie, l'accord de cessation des hostilités conclu sous l'égide des États-Unis et de la Russie et entré en vigueur le 26 février a entraîné une nette baisse de l’intensité des combats. Les bombardements russes ont quasiment cessé, et les Syriens sont ressortis dans la rue. Joint par Skype mardi 8 mars, un habitant de la Ghouta orientale, zone proche de Damas assiégée par le régime syrien, décrit cette accalmie : « Il y a moins de bombardements sur les zones civiles, mais le front de Marj [l’aérodrome militaire de Marj al-Sultan, situé près de la capitale syrienne] est toujours bombardé, explique ce citoyen syrien opposé au régime de Bachar al-Assad. Les gens ressortent dans les rues et retournent sur les marchés. Ils ont moins peur de mourir avant de finir leur journée. Vendredi 4 mars, premier jour de la reprise des manifestations, un obus est tombé à côté du centre de défense civile de Cheyfouniyeh. Les rassemblements de vendredi dernier ont eu lieu à Douma, Deir Al-Assafir et Saqba, le plus grand à Saqba. il y a même eu ces derniers jours des manifestations nocturnes, ce qui n’était pas arrivé depuis bien longtemps. »

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