Le ciel s’est tu, et les manifestations contre le régime de Bachar al-Assad ont repris. En Syrie, l'accord de cessation des hostilités conclu sous l'égide des États-Unis et de la Russie et entré en vigueur le 26 février a entraîné une nette baisse de l’intensité des combats. Les bombardements russes ont quasiment cessé, et les Syriens sont ressortis dans la rue. Joint par Skype mardi 8 mars, un habitant de la Ghouta orientale, zone proche de Damas assiégée par le régime syrien, décrit cette accalmie : « Il y a moins de bombardements sur les zones civiles, mais le front de Marj [l’aérodrome militaire de Marj al-Sultan, situé près de la capitale syrienne] est toujours bombardé, explique ce citoyen syrien opposé au régime de Bachar al-Assad. Les gens ressortent dans les rues et retournent sur les marchés. Ils ont moins peur de mourir avant de finir leur journée. Vendredi 4 mars, premier jour de la reprise des manifestations, un obus est tombé à côté du centre de défense civile de Cheyfouniyeh. Les rassemblements de vendredi dernier ont eu lieu à Douma, Deir Al-Assafir et Saqba, le plus grand à Saqba. il y a même eu ces derniers jours des manifestations nocturnes, ce qui n’était pas arrivé depuis bien longtemps. »