En Géorgie, vivre la peur au ventre

Par

Il y a un an débutait le conflit entre la Géorgie et l'Ossétie du Sud. Malgré le cessez-le-feu signé le 16 août 2008, les tensions sont encore vives comme en témoigne la menace, ce samedi 8 août, de Dmitri Medvedev, le président russe, d'infliger «un châtiment sévère» à ceux qui ont donné «les ordres criminels»

Depuis un an, la Géorgie et l'Ossétie du Sud sont séparées par une ligne infranchissable. Du côté géorgien, les habitants des villages qui bordent cette démarcation, sont coupés de leurs proches et de amis qui pourtant ne vivent qu'à quelques mètres.

Reportage texte: Elisabeth Philippe. Photos © Guillaume Belvèze

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Le 9 août 2008, la Russie intervenait en Ossétie du Sud pour «contraindre la Géorgie à la paix» suite à un incident frontalier, un de trop. De Tbilissi, le président géorgien Mikheil Saakachvili dénonçait en direct sur CNN l'atteinte à la souveraineté du pays. Face à une armée géorgienne en déroute, les tanks de l'armée russe ont stoppé leur offensive au bout de 2 semaines, à 35 kilomètres de la capitale géorgienne. Mais la guerre des nerfs a continué, l'année a été rythmée par les attentats, souvent revendiqués par aucun des deux camps.