Syrie: le retour de la diplomatie

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Obama est en difficulté au Congrès, Hollande est isolé en Europe, et les Russes semblent bouger. Les retournements diplomatico-politiques de ces deux dernières semaines éloignent la perspective de frappes militaires rapides sur Damas.

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Il y a quinze jours, les frappes sur la Syrie semblaient une affaire de jours. C’était avant le vote négatif du Parlement britannique. Il y a huit jours, les frappes étaient devenues une affaire de semaines. C’était avant les débats américains au Congrès et avant le G20 où Barack Obama et François Hollande se sont sentis bien seuls. Désormais, bien habiles sont ceux qui peuvent annoncer quand des missiles tomberont sur Damas, et s’ils tomberont jamais… Il y a eu plus de retournements diplomatico-politiques en deux semaines que depuis deux ans et demi de conflit syrien.