De retour en Syrie, les réfugié·e·s subissent viols et torture

Par

Qualifié·e·s de « terroristes » ou d’« espion·ne·s » par les services de renseignement syriens, les réfugié·e·s syrien·ne·s subissent torture, viols, détention arbitraire et disparitions forcées à leur retour dans leur pays. C’est ce que révèle Amnesty International, qui a documenté plus de 60 cas et publié un rapport mardi 7 septembre.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

«Je m’en suis voulu d’être rentré. Les gens au Liban me disaient de ne pas retourner en Syrie, affirmant : Tu te diriges droit vers la mort. Je ne les ai pas crus parce que c’est mon pays. » Le rapport publié par Amnesty International le 7 septembre, faisant état des exactions commises par le régime syrien sur des réfugiés de retour dans leur pays entre 2017 et 2021, fait froid dans le dos. Au total, l’ONG a documenté 66 cas de réfugiés, dont 15 femmes, 13 enfants et 38 hommes, ayant subi torture, viols (y compris sur une enfant de 5 ans), détention arbitraire et disparitions forcées. On y découvre qu’entre suspicions et paranoïa le régime syrien traque les réfugiés, qu’il voit comme des « terroristes » ou des « espions ».