L’Europe dans le déni de la gravité de la crise énergétique

Par

Ce n’est pas 10 mais 100 milliards d’euros supplémentaires que les Européens risquent de devoir payer en raison de la crise énergétique, s’alarment des spécialistes. Face à la flambée des prix du prix du gaz et de l’électricité , la Commission européenne pourtant botte en touche. Au risque de compromettre l’acceptation sociale d’une indispensable politique de transition écologique.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

«Naturellement, l’Europe ne fera rien. » Si les termes sont plus diplomatiques et élégants, c’est bien le message qu’a passé Kadri Simson, commissaire européenne à l’énergie, le 6 octobre aux États membres affolés par la flambée des prix du gaz et de l’électricité. Alors que la Commission européenne doit présenter officiellement la semaine prochaine des propositions pour aider les pays à faire face à une crise énergétique historique, la commissaire européenne en a déjà annoncé les grandes lignes : il ne faut pas en attendre grand-chose, sinon rien.