Derrière la révolte irakienne, il y a aussi une colère contre les ingérences de l’Iran

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L’Irak est la pièce maîtresse de Téhéran sur l’échiquier stratégique de la région. Mais, en quelques semaines, toute la domination iranienne sur son voisin a chancelé, en raison de la révolte actuelle, qui a déjà fait près de 300 tués et environ 8 000 blessés.

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Quelques mois après l’invasion américaine d’avril 2003 et la chute du régime de Saddam Hussein, Kamal Kharazi, le ministre iranien des affaires étrangères de l’époque, décide d’aller en Irak pour mettre en place de nouvelles relations avec un pays que les Américains offrent à Téhéran quasiment sur un plateau.